Projets de recherche

Projet 1 : Développer des pratiques épistémiques d’ingénierie sur les processus de conception dans une perspective interdisciplinaire à l’école obligatoire (axes 1 et 3)
Responsables : Patrick Roy (direction du projet HEP|PH FR) et Delphine Schumacher (cheffe de projet HEP|PH FR), Bernard Masserey (direction du projet HEIA FR),
Participant-e-s : Lionel Alvarez (CREATE-HEP|PH FR), Grégory Chatton (HEP|PH FR), Bertrand Gremaud (HEP|PH FR), Stéphane Jenny (HEP|PH FR), Alexander F. Koch (HEP|PH FR), Estelle Leyrolles (EMF), Raphaël Schaer (SEnOF) et enseignant⸱e⸱s de terrain
Financement :  Swissuniversities - programme Poursuite et développement d’un réseau national pour la promotion des études MINT (Weiterführung Netzwerk MINT-Bildung), HEP|PH FR et institutions partenaires (680 000 CHF pour 4 années)
Période : 2021-2024

Des dispositifs de recherche-formation portant sur le processus de conception technique (Engineering Design Process) dans une perspective interdisciplinaire (Fourez, Maingain & Dufour, 2002) et impliquant des collaborateur⸱trice⸱s et des étudiant⸱e⸱s de la Haute école pédagogique Fribourg, de la Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg et de l’École des métiers Fribourg, ainsi que des enseignant⸱e⸱s de terrain sont mis en place au travers d’ateliers, de semaines interdisciplinaires et de communautés de pratiques. L’accent est mis sur le développement des pratiques épistémiques d’ingénierie (Kelly & Cunningham, 2019) dans une perspective interdisciplinaire (Berland, Steingut & Ko, 2014; Daugherty, 2012) chez les élèves de l’école obligatoire (cycles 1, 2 et 3). Ces pratiques discursives qui caractérisent la pensée design des élèves sont cohérentes avec les pratiques sociotechniques de référence des ingénieur⸱e⸱s (Lebeaume, 2001), favorisent les apprentissages disciplinaires dans le domaine des MINT, ainsi que l’intérêt pour les métiers et professions du monde technique.  La dimension du numérique est intégrée à ce projet. Ce projet vise 3 objectifs de recherche et développement : 1) Concevoir et valider, au moyen d’ingénieries didactiques coopératives (Tiberghien & al., 2009 ; Marlot & Roy, 2020), des dispositifs de formation pour la formation initiale et continue des enseignant⸱e⸱s. et des séquences d’enseignement innovantes pour faire entrer les élèves dans une culture technique; 2) Analyser le développement de pratiques d’enseignement de la technologie au sein d’une communauté de pratiques; 3) Identifier les conditions d’une communauté de pratiques qui favorisent ou entravent un partage des savoirs sur l’enseignement de la technologie entre les acteur⸱trice⸱s de la communauté.

Projet 2 : Une communauté discursive de pratiques professionnelles pour accompagner et actualiser le développement professionnel des enseignant⸱e⸱s sur l’enseignement du vivant au cycle 1 Harmos (axes 1 et 3)
Responsables : Patrick Roy (HEP|PH FR) et Corinne Marlot (HEP Vaud)
Participant-e-s :  Delphine Schumacher (HEP|PH FR), Marlène Remy (HEP|PH FR), Carole Wuichet (HEP|PH FR), Florian Rouiller (HEP|PH FR), Denis Haan (HEP Vaud), Claudia KÜLL (HEP Vaud) et enseignant⸱e⸱s de terrain
Financement : HEP|PH FR et institutions partenaires
Période : 2020-2022

Une communauté discursive de pratiques professionnelles (CDPP) (Marlot & Roy, 2020) est mise en place afin d’engager un collectif de chercheur⸱euse⸱s et d’enseignant⸱e⸱s de terrain dans la formulation et le traitement de problèmes d’enseignement-apprentissage sur la caractérisation du vivant au cycle 1 du primaire, concept pour lequel les élèves témoignent d’une grande diversité de conceptions alternatives au savoir scientifique (Nury, Lamarque & Caron, 1996). Au sein de ce dispositif de recherche participative, les chercheur⸱euse⸱s didacticien⸱ne⸱s apportent des éclairages épistémiques, épistémologiques et didactiques sur l’enseignement des sciences au regard de plusieurs concepts, parmi lesquels l’évolution du statut des objets d’apprentissage, les modèles sous-jacents à l’apprentissage des sciences (processus de problématisation et théorie des deux mondes) et les formes de transposition didactique de la démarche d’investigation scientifique. Nous postulons que ces éclairages rendent possible la construction coopérative de séquences d’enseignement-apprentissage raisonnées et contribuent au développement de pratiques d’enseignement partagées et raisonnées inscrites dans le paradigme de l’amélioration. Sur le plan de la recherche, nous conduisons des analyses de pratiques d’enseignement en recourant à une approche comparatiste (Mercier, Schubauer-Leoni, & Sensevy, 2002) fondée sur des construits de la didactique des sciences et de la didactique professionnelle afin de mettre en exergue le potentiel de cette CDPP pour accompagner et actualiser le développement professionnel des enseignant⸱e⸱s sur l’enseignement du vivant, d’une part, et l’impact de leurs pratiques d’enseignement sur le développement de la pensée scientifique des jeunes élèves, d’autre part.

Projet 3: L’enseignement des SHS au cycle 1 : Quelles finalités et quels concepts disciplinaires ? Quelles démarches et quels outils utilisés en classe ? (axes 2 et 3)
Responsable: Bertrand Gremaud (HEP|PH FR)
Participant·e·s: Alexande Mauron(HEP|PH FR), Justine Letouzey Pasquier(HEP|PH FR), Noémie Gey (stagiaire HEP|PH FR) et enseignant·e·s de terrain
Financement: HEP|PH FR
Période: 2019-2022

Aujourd’hui, les textes officiels soulignent la mission de l’histoire et de la géographie scolaires de transmettre aux générations futures une conception partagée du territoire, de la mémoire collective et du pouvoir dans une perspective critique (Audigier, 1995 ; Doussot 2015; Lefrançois, D. & Éthier, M. 2015; Tutiaux-Guillon 2009). Les finalités du domaine des SHS dans le PER (CIIP, 2010) reprennent ainsi les catégories définies par Audigier (1995) : les finalités civiques et patrimoniales, les finalités intellectuelles et critiques, ainsi que les finalités pratiques.
Les démarches d’enquête en SHS prescrites dans les curricula de formation comme approches didactiques posent cependant de multiples problèmes aux enseignants généralistes du cycle 1, spécialement lors des phases de problématisation et de conceptualisation (Doussot, 2018; Gremaud & Roy, 2017 ; Fabre, 2009; Orange, 2005). Dans ce cadre et en lien avec une recherche en didactiques au niveau romand du 2CR2D (plus d'information), ce projet de recherche qualitatif interroge les finalités, les concepts mobilisés, les modalités d'enseignement-apprentissage, la mise en œuvre des démarches d'enquête ainsi que l’utilisation des ressources (dont les MER) sur lesquelles les enseignants s'appuient. Nous posons comme hypothèse que la co-construction d’un espace interprétatif partagé dans le cadre d’une communauté de pratiques interdisciplinaires autour des démarches d’enquête en SHS  permettraient aux formateur⸱rice⸱s, aux collaborateur⸱rice⸱s pédagogiques et aux chercheur⸱e⸱s de mieux cerner et activer les leviers d’une professionnalisation des enseignant·e·s dans ce domaine tout en permettant aux enseignant·e·s de s’engager dans la mise en œuvre de démarches d’enquête en s'appuyant sur les ressources officielles ou locales.

Projet 4 : La géographie scolaire à l’école enfantine : place et enjeux du travail de terrain
Responsables : Justine Letouzey-Pasquier (HEP|PH FR), Carole Wuichet (HEP|PH FR)
Participant : Bertrand Gremaud (HEP|PH FR)
Période : 2021-2023
Financement : HEP|PH FR

Si nombreux sont les travaux de didactique de la géographie dans le monde francophone qui ont porté sur les caractéristiques des pratiques d’enseignement ordinaires de la géographie à l’école obligatoire (Audigier & Tutiaux-Guillon, 2004; Philippot, 2008, Niclot, 2013; Philippot, Glaudel & Charpentier, 2016), encore peu de travaux se sont intéressés aux pratiques d’enseignement des enseignant⸱e⸱s du cycle 1, plus particulièrement à l’école enfantine. Dans ces classes, les enjeux de la géographie scolaire sont notamment le développement d’un premier lexique et la construction de premiers concepts et outils clés en lien avec la discipline tels que la représentation spatiale associée au plan, la localisation, la description, la distance et la dimension sociospatiale des territoires (Laurin, 1999). Cette initiation à la géographie vise à faire entrer progressivement les élèves vers un travail de conceptualisation à travers un travail de construction de leurs représentations nécessitant des activités perceptives et conceptuelles (Poyet, 2014). Ce projet de recherche a pour but  la mise en place d’un travail collaboratif (Desgagné, 1997) entre des chercheur∙e∙s et des enseignant∙e∙s de classes enfantines autour d’une démarche fondée sur la géographie expérientielle (Leininger et al. 2020). Il s’agit de porter une attention particulière sur les enjeux et les apports du travail hors la classe pour les apprentissages de géographie chez les jeunes élèves. Dans un premier temps, il s’agira d’établir un diagnostic de la relation des enseignant∙e∙s avec l’expérience de la sortie hors la classe. Que font-elles sur le terrain, dans quel(s) contexte(s), avec quel(s) objectif(s) et pour quel(s) résultat(s)? Un second objectif sera la mise en œuvre d’un dispositif d’enseignement co-construit et co-analysé avec les enseignant∙e∙s permettant aux élèves de passer du travail d’observation et d’expérience sur le terrain à un travail d’analyse les amenant à faire un pas vers l’abstraction et la conceptualisation.

Projet 5 : Impacts d’un dispositif de formation professionnalisant sur les pratiques d’enseignement déclarées de l’interdisciplinarité chez de futur⸱e⸱s enseignant⸱e⸱s du primaire (axes 1 et 3)
Responsable : Patrick Roy (HEP|PH FR)
Participante : Charlotte Bertin (HEP|PH FR)
Financement : HEP|PH FR
Période : 2020-2022

Dans le cadre d’un dispositif de formation professionnalisant sur l’interdisciplinarité scolaire (Fourez, Maingain & Dufour, 2002) en sciences, technologies et mathématiques (STM), des modules de formation ont été dispensés auprès de futur⸱e⸱s enseignant⸱e⸱s du primaire au cours des 4 dernières années. La présente recherche consiste rendre compte de l’évolution des représentations de la pratique interdisciplinaire chez des futur⸱e⸱s enseignant⸱e⸱s entre le début et la fin de ce dispositif de formation en nous appuyant sur une modélisation de sept configurations théoriques possibles de la pratique interdisciplinaire (Roy & Schubnel, 2019) inscrites dans la continuité selon le degré d’intégration des objets de savoir, soit les pratiques hégémonique, pseudo-interdisciplinaire, holistique, multidisciplinaire, pluridisciplinaire, interdisciplinaire et transdisciplinaire. Des données qualitatives et quantitatives sur la pratique interdisciplinaire ont été collectées au moyen de questionnaires pré et post-intervention et de diverses productions (descriptions emblématiques de pratiques interdisciplinaires, scénarios d’enseignement, etc.) auprès d’environ 300 étudiant⸱e⸱s de la 2e année du Bachelor. Ces données portent sur les conceptions et les justifications de recourir à l’interdisciplinarité à l’école primaire, le degré de facilité et de degré d’importance à établir des liens entre les disciplines ou domaines disciplinaires du curriculum, ainsi que sur le sentiment de compétence à planifier et mettre en œuvre des séquences d’enseignement dans ces disciplines ou domaines. Plusieurs types d’analyse seront menés, en particulier des analyses lexicométriques et de contenu sur les données qualitatives et des analyses quantitatives mettant en relation des variables ordinales par des tableaux croisés.

Projet 6: ELFE – Enaktiv-interaktive Lerngelegenheiten im forschend-entdeckenden Unterricht des Zyklus 1 (Bereich 2)
Responsable: Alexander F. Koch (HEP|PH FR)
Participante: Delphine Schumacher (HEP|PH FR)
Financement: HEP|PH FR
Période: 2021-ouvert

Forschend-entdeckendes Lernen im mathematisch-naturwissenschaftlichen Unterricht (MNU) der Schuleingangsstufe kann durch Lernspiele und interaktive Lerngelegenheiten motiviert werden (Bruner, 1976; Kreuzer, 1984; beide zit. in Hansen, 2010). Im Mathematikunterricht werden digitale Apps oder klassisch-analoge Montessorilernspiele verwendet (Bobrowski, 1998; Luginbühl, 2007; Reiter, 2012; Schuler, 2013). Im Naturwissenschaftsunterricht bezieht sich interaktives Lernen auf die Auseinandersetzung mit der belebten Natur, das forschend-entdeckende Experimentieren (Bernhard, 2016; Favre & Bäumler, 2016; Kückens, 2017; Detken, 2019) oder problemorientiertes Aufgabenlösen (Höttecke, 2010; Kruse & Mathis, 2019) unter Verwendung digitaler oder analoger Hilfsmittel. Das forschend-entdeckende Lernen wird auch im Lehrplan 21 im Zyklus 1 mit Kompetenzzielen unterstützt: Erforschen und Argumentieren (Mathematik; Streit & Royar, 2015); Untersuchen, Erschliessen, Ordnen (Naturwissenschaften; EDK, 2011).  Diese Untersuchung beschäftigt sich mit der Frage, unter welchen strukturellen, materiellen und personalen Voraussetzungen enaktiv-interaktive Materialien in den Schuleingangsunterricht des Zyklus 1 (Kindergarten) eingebunden werden und fragt, welche Voraussetzungen ein Lehrmittel in Kombination mit Lehrmaterial erfüllen muss, um Lehrplan-21-ergänzend für Lehrpersonen nutzbar zu sein. Bisherige Untersuchungen von Koch, MacCabe & Delaney (2020) zeigen, dass Handhabbarkeit, Ressourcenplanung, inhaltliche Variationsmöglichkeiten, Erneuerbarkeit und motivierende Einbindung wichtige Verwendungskriterien darstellen. Diese Kriterien sollen in weiteren Fokusstudien bearbeitet und ergänzt werden. Hierfür sind Unterrichtsbeobachtungen und ex-post-facto Interviews geplant, um detailliertere Informationen zur Unterrichtsgestaltung mit enaktiv-interaktiven Elementen zu erheben und Hinweise für Optimierungen im Lehr-Lernmaterial abzuleiten.

Projet 7 : Analyse comparative dans deux communautés linguistiques des pratiques d’enseignement de la démarche de résolution de problèmes mathématiques liés à des situations élémentaires de proportionnalité (axe 1 et 3)
Responsable : Yves Schubnel (HEP|PH FR)
Participante : Chrystel Schwab-Freiburghaus (HEP|PH FR)
Financement : HEP|PH FR
Période : 2019-2022

La proportionnalité est une notion abordée au cycle 2 de l’école primaire aussi bien en Suisse romande qu’en Suisse alémanique, qui est ensuite approfondie au cycle 3 dans les deux régions linguistiques. Le projet dont il est question ici se réfère à une expérimentation ayant eu pour objet l’observation de pratiques d’enseignement de la démarche de résolution de problèmes à travers des situations de proportionnalité dans une classe de 6H de la Suisse romande et une classe du même degré de la Suisse alémanique. Dans ces deux classes, nous nous intéressons, d’une part, aux modèles d’enseignement suivis par chaque enseignant⸱e pour introduire cette notion et amener les élèves à en appréhender les principales propriétés, d’autre part, aux différentes procédures suivies par les élèves. À partir des vidéos de trois leçons enregistrées dans chacune des classes, nous comparerons les modèles d’enseignement sous-jacents et les étapes de résolution d’un problème - en particulier celles qui caractérisent une situation-problème (Brousseau, 1998) -, en observant les phases de résolution sur lesquelles chaque enseignant⸱e met l’accent et la place qu’il⸱elle accorde à l’erreur.  L’étude des prétests et post-test passés par les élèves avant et après la séquence d’enseignement permettront de mettre en évidence à travers les progrès réalisés par les élèves dans chacune des classes, les apports de la séquence et des outils qui y ont été développés pour résoudre des situations simples de proportionnalité. En particulier, nous analyserons comment les élèves accèdent aux propriétés de linéarité par rapport à l’addition et par rapport à la multiplication.

Projet 8 : Développement et mise en œuvre de modules d’enseignement des mathématiques dans la langue partenaire avec les étudiant.es de 1re année de la HEP I PH FR (axe 1 et 3)
Responsable : Yves Schubnel (HEP|PH FR)
Participant·e·s : Charlotte Bertin, Benedikt Finger (HEP|PH FR)
Financement : HEP|PH FR
Période : 2020-2023

Le canton de Fribourg, riche de la présence d’une communauté francophone et d’une communauté germanophone, possède un potentiel certain pour l’apprentissage de la langue partenaire, l’allemand ou le français. Les Dispositions générales complétant le Plan d’études romand précisent que "Les commissions scolaires peuvent autoriser l’enseignement par immersion, qui consiste à dispenser [tout ou partie de] certaines matières directement dans l’autre langue nationale : contenu et langue sont alors transmis simultanément." (2011). De plus, le Grand Conseil fribourgeois a modifié récemment la loi sur la scolarité obligatoire pour favoriser l’apprentissage de l’allemand ou du français ("Promotion de l’apprentissage des langues" art. 12, Loi sur la scolarité obligatoire).  Ce projet, qui concerne tou⸱te⸱s les étudiant⸱e⸱s de 1re année de la HEP I PH FR consiste en un enseignement de quelques modules de mathématiques dans la langue partenaire. Les contenus mathématiques sont les mêmes pour chacun des 8 groupes (6 francophones et 2 alémaniques). Le versant empirique de cette recherche consiste en l’interprétation des réponses apportées par les étudiant⸱e.s à un questionnaire qu’ils⸱elles ont eu à compléter à l’issue de ladite expérimentation et venant en compléments aux réflexions liées aux questions théoriques concernant différents aspects de ce type d’enseignement : porte-t-il préjudice à l’apprentissage ou à la compréhension des contenus mathématiques ? Ou au contraire favorise-t-il leur acquisition ; si oui, dans quelle mesure ? (Schubnel, 2009). Quelle fraction du temps est-il pertinent d’enseigner dans la langue partenaire ? Comment gérer l’alternance des langues (dite alternance codique) pour que l’enseignement soit le plus efficace possible (enseignement bilingue ou en immersion) ?

Projet 9: WISTLE – Wie kann Schule Technologisches Lernen einbinden? (Bereich 1)
Responsable: Alexander F. Koch (HEP|PH FR)
Participant·e·s: assistant·e
Financement: HEP|PH FR
Période: 2021-offen

Im Rahmen der Digitalisierung der Lehrer*innen werden meist Bedingungen zur Einbindung digitaler Technologien zu Lehr-Lernzwecken oder die Medien- und Informationskompetenz der Schüler*innen adressiert. Selten bis gar nicht werden smarte, komplexe, digitale Technologien, z. B. (teil-)autonome Konzepte wie sozio-technische Systeme (STS), cyber-physische Systeme (CPS) oder das Internet der Dinge (IDD), als Lerninhalte berücksichtigt, obschon diese bereits Anforderungen in der Industrie darstellen, sowohl für Studierte, als auch Absolvent*innen mit mittlerem Abschluss (Brandt, 2010; Padur & Zinke, 2015; Dworschak & Zaiser, 2019). Im Projekt werden daher die folgenden Fragen gestellt:

  • In welchen inhaltlichen Zusammenhängen werden Schüler*innen in den Zyklen 1, 2 und 3 digital-technologisch gebildet?
  • Welche Bedeutung hat diese Bildung insbesondere bei Übergängen zwischen Zyklen bzw. zwischen Schule und Beruf/ Schule und Hochschule)?
  • Welche Inhalte sollten und können aus Sicht von Lehrpersonen und Fachexpert*innen in der Schule umgesetzt werden?

Diese Fragen werden auf Basis der Ergebnisse von Koch, Kruse & Delaney (2020), Kruse & Koch (2020) und Haselhofer et al. (2018) in quantitativ-qualitativen Befragungen aufgeworfen und Antworten inhaltsanalytisch Kategorisiert. Das Ziel ist der Aufbau eines inhaltlich passungsfähigen und Lehrplan 21 orientierten Vorschlags zur Einbindung smarter Technologien i. S. v. prozess- und inhaltsbezogenem Wissen seitens der Schüler*innen (nicht aber die Verwendung von smarter Technologie für Unterrichtszwecke durch Lehrpersonen).

Projets achevés

Approche de la complexité dans le contexte de l’éducation en vue d’un développement durable (« EDD-complexité II ») (axes 1 et 3)
Responsables : Philippe Hertig (HEP Vaud) et Patrick Roy (HEP FR)
Participant-e-s: Bertrand Gremaud, Regula Grob, Stéphane Jenny, Carole Wuichet, Marlène Remy (HEP FR), Maria Brulé, Jean-Christophe Decker, John Didier, Étienne Honoré, Denis Leuba, Alain Pache, Lucien Reymondin Reinberg, Florence Quinche, Julien Bachmann (HEP VD), Béatrice Rogéré Pignolet (HEP VS, HEP VD), Philippe Jenni (UniGE, FPSE), David Zappella (HEP BEJUNE)
Financement : swissuniversities (Centre de compétences romand de didactique disciplinaire - 2CR2D), HEP|PH FR et institutions partenaires
Période: 2017-2020

Les injonctions curriculaires appelant le développement de la capacité des élèves à « appréhender de manière systémique la complexité du monde » et de leur « compétence à penser et à comprendre la complexité » (PER) se généralisent depuis quelques années, alors que les travaux abordant la pensée systémique ou la pensée de la complexité d’un point de vue didactique sont encore relativement rares. Le présent projet, qui s’inscrit dans le prolongement de recherches menées en Suisse romande depuis une dizaine d’années, mobilise plusieurs didactiques disciplinaires pour aborder des problèmes sociétaux ou des objets de savoir appréhendés à travers le prisme du développement durable, ce qui suppose que les élèves construisent des capacités et compétences référables à la pensée complexe. Le projet comporte trois axes principaux : 1) étude des outils de pensée mobilisés par les enseignants et les élèves pour travailler sur des objets complexes ; 2) étude des apports de démarches de problématisation et d’investigation scientifique pour appréhender des objets ou des situations sociales complexes ; 3) étude des apports de démarches de visualisation graphique (schématisation, modélisation) pour appréhender des objets ou des situations sociales complexes et favoriser un processus de conceptualisation.

Entrée dans la culture scientifique à l’école : raisonnement scientifique et construction coopérative de ressources pour l’enseignement au cycle 1 Harmos (axes 1 et 3)
Responsables : Patrick Roy (HEP|PH FR), Corinne Marlot (HEP Vaud), Florence Ligozat (SSED/IUFE Unige), Christine Riat (HEP Bejune)
Participant-e-s: Bertrand Gremaud, Marlène Remy, Carole Wuichet, Paola Graber (HEP|PH FR), Denis Haan, Valérie Thorens (HEP Vaud) et Laurence Marty (UniGE)
Financement : swissuniversities (2Cr2D), HEP|PH FR et institutions partenaires
Période :2017-2020

Plusieurs travaux font état des nombreux défis que pose la mise en oeuvre de la démarche d’investigation scientifique en classe à l’école primaire (ex. : Marlot & Morge, 2016 ; Roy, projet de recherche en cours). Ce projet consiste à la mise en place de communautés discursives scientifiques de pratiques (Dionne & al., 2010 ; Fillon & Peteraflvi, 2004; Jaubert & Rebière, 2000, 2001 ; Orange, 2003 ; Schneeberger, 2003 ; Schneeberger & Ponce, 2004 ; Schneeberger & al., 2007) autour de la démarche d’investigation scientifique (Roy & Gremaud, 2017) dans le cadre d’une recherche collaborative (Desgagné, 1997 ; Desgagné & al., 2001) impliquant chercheurs et praticiens au sein d’une action de formation de formateurs de terrain à la HEP Fribourg. Il intègre les apports théorico méthodologiques de la didactique comparée (action conjointe enseignant-élèves et épistémologie pratique de l’enseignant dans le cadre de la transposition didactique, fonction des traces écrites dans le contrat didactique) aux composantes épistémologiques travaillés en didactique des sciences (articulation des registres empirique et des modèles, problématisation).Sur le plan de la recherche, ce projet vise 3 objectifs : 1) Décrire les pratiques d’enseignement de l’investigation scientifique (et leur évolution) au sein de communautés discursives scientifiques de pratiques ; 2) Élaborer des savoirs didactiques sur les caractéristiques et conditions de communautés discursives scientifiques de pratiques qui favorisent une acculturation réciproque des acteurs à des manières de penser, de parler et d’agir spécifiques à l’enseignement scientifique ; 3) Produire des ressources didactiques “raisonnées” pour initier les jeunes élèves du cycle 1 à la construction d’une pensée scientifique.

Communautés de pratiques autour de démarches technologiques dans le cadre d’une ingénierie coopérative intégrant un dispositif d’enseignement mi-fini (axes 1 et 3)
Responsables : Patrick Roy et Romain Boissonnade (HEP BEJUNE)
Participant-e-s: Bertrand Gremaud, Stéphane Jenny (HEP Fribourg), avec des collaborateurs/trices de la HEP BEJUNE, de la HEIA Fribourg, de la DICS et de l’Université de Sherbrooke (Canada).
Financement : swissuniversities (2Cr2D), HEP|PH FR et institutions partenaires
Période :2017-2020

Si les préoccupations sont partagées par plusieurs acteurs du monde éducatif sur l’importance d’enseigner la technologie à l’école obligatoire, la documentation scientifique fait état d’une grande diversité de finalités socioéducatives associées à cette discipline : acculturer les élèves au monde technique, développer des démarches spécifiques, faire des liens avec d’autres domaines de connaissance, etc. Ce projet consiste à mettre en place des communautés de pratiques (Desgagné, 1997, Wenger, 2005) dans le cadre d’une ingénierie coopérative (Tiberghien & al., 2009 ; Ligozat & Marlot, 2016) autour de démarches technologiques. Dans ces communautés, les acteurs sont appelés à coconstruire des séquences d’enseignement en s’appropriant une ressource « mi-finie » (Kohler & al., 2015) à caractère interdisciplinaire où la technologie est abordée selon des perspectives épistémologique, historique, didactique et psychologique. Sur le plan de la recherche et du développement, ce projet vise 3 objectifs : 1) Analyser le développement de pratiques d’enseignement sociotechniques au sein d’une communauté de pratiques (approche compréhensive) ; 2) Produire, mettre en œuvre, analyser et reconfigurer des ressources didactiques « raisonnées » pour initier les élèves du cycle 2 à une large gamme d’activités techniques (approche pragmatique) ; 3) Identifier des caractéristiques et conditions d’une communauté de pratiques qui favorisent ou entravent un partage des savoirs sur l’enseignement de la technologie (approche explicative).

Pratiques d’enseignement déclarées de l’interdisciplinarité chez de futurs enseignants du primaire dans le cadre d’un module de formation initiale à la HEP Fribourg (axes 1 et 3)
Responsable : Patrick Roy
Participants: Patrick Roy, Yves Schubnel
Financement : HEP|PH FR
Période :2016-2019

Les justifications de recourir à un enseignement interdisciplinaire à l’école obligatoire sont nombreuses (Hasni & al., 2010) : présenter les savoirs de manière intégrée, permettre la résolution de problèmes complexes, augmenter la motivation et la réussite des élèves, favoriser la différenciation pédagogique, etc. Or, l’interdisciplinarité est un concept hautement polysémique autant sur le plan de sa dénomination que sur celui de ses modalités d’opérationnalisation (Klein, 1990, 1998 ; Lenoir, Geoffroy & Hasni, 2001). Cette recherche vise à analyser l’évolution des pratiques d’enseignement déclaréesde l’interdisciplinarité chez des étudiants de la 2e année du bachelor en enseignement préscolaire et primaire de la HEP Fribourg. Les données, récoltées auprès d’environ 200 sujets dans le cadre d’un module de formation initiale sur l’interdisciplinarité dans le domaine des sciences (sciences de la nature, sciences, sciences humaines et sociales et mathématiques), sont issues de questionnaires pré et post-intervention et de planifications d’enseignement.Elles sont analysées selon les dimensions épistémologique, fonctionnelle et opérationnelle de la pratique en s’appuyant sur : 1) le conceptd’interdisciplinarité dont les formes de collaboration entre les disciplines peuvent varier sur un continuum allant de la multidisciplinarité à l’interdisciplinaritéen passant par la pluridisciplinarité (Fourez, Maingain & Dufour, 2002 ; Lenoir, 1991) et 2) la démarche d’investigation interdisciplinaire que nous avons développée (Roy & Gremaud, 2017).

Pratiques d’enseignement de la démarche de résolution de problèmes mathématique: une analyse comparative dans deux communautés linguistiques (axes 1 et 3)
Responsable : Yves Schubnel
Participants : Patrick Roy, Benedikt Finger
Financement : HEP|PH FR
Période :2017-2020

Ce projet vise à étudier dans une perspective comparative les pratiques d’enseignement ordinaires de la démarche de résolution de problèmes en mathématique (DRPM) dans deux communautés linguistiques : francophone et germanophone. L’arithmétique et la géométrie sont les deux domaines explorés. Les données sont issues d’entrevues pré et post-enseignements, d’enregistrements vidéo et d’artéfacts divers  (planifications d’enseignement, travaux d’élèves, etc.) et sont récoltés auprès d’environ une dizaine de sujets. Elles sont analysées sous l’angle de 4 dimensions de la pratique : 1) épistémologique (quelles significations les enseignants attribuent-ils à la démarche de résolution de problèmes en mathématique?) ; 2) fonctionnelle (pourquoi les enseignants engagent-ils les élèves dans des démarches résolution de problèmes?) ; 3) opérationnelle (comment s’opérationnalisel’enseignement de la résolution de problèmes en classe?) ; 4) organisationnelle (quels sont les défis, difficultés, conditions facilitantes et entravantes associés à la mise en œuvre de la démarche de résolution de problèmes?).

Les relations entre disciplines scolaires et les problématiques sous-jacentes aux “Éducations à” : une analyse comparative des curriculums Québec, France et Suisse (axes 1 et 2)
Responsables : Patrick Roy, Johanne Lebrun, Fatima Bousadra (Université de Sherbrooke) et Serge Franc (Université de Montpellier)
Financement : HEP|PH FR et institutions partenaires
Période :2016-2019

Les nouvelles demandes sociales en matière d’employabilité et de formation des individus ont entraîné dans les pays industrialisés sous l’égide de l’OCDE une prolifération des “Éducations à” dans les curriculums des systèmes éducatifs à travers le monde (Audigier, 2006). La liste de ces objets d’enseignement, récemment est imposante (Audigier, 2006 ; Lange & Victor, 2006) : éducation relative à l’environnement, éducation en vue d’un développement durable, éducation à la biodiversité, éducation à la citoyenneté, éducation à la santé, etc. Si les préoccupations liées à l’insertion des “Éducations à” dans les curriculums sont largement partagées, il n’en est rien sur le plan de leur signification et de leur opérationnalisation et encore moins de la manière avec laquelle elles doivent être associées aux disciplines scolaires, ni dans les différents systèmes éducatifs ni dans les écrits scientifiques. En s’appuyant sur une modélisation de quatre configurations théoriques pouvant caractériser les relations entre disciplines scolaires et “Éducations à” que nous avons développé (Lebrun, Roy, Bousadra & Franc, 2019) à partir des travaux de Lenoir sur la double tension instruction-socialisation et émancipation-conditionnement sous-jacente aux finalités éducatives (Lenoir, 2006, 2009, 2012) et repris ultérieurement par Hasni (Hasni, 2010 ; Hasni & al., 2016) dans le contexte des éducations à la santé, cette recherche vise à analyser, dans une perspective comparative Suisse-France-Québec, les relations entre les disciplines scolaires et problématiques sous-jacentes aux “Éducations à” dans les curriculums et la documentation de préconisation. De manière plus spécifique, nous nous intéressons aux finalités, aux apprentissages disciplinaires priorisés, aux statuts du savoir disciplinaire, aux dispositifs de formation privilégiés et aux fonctions des disciplines scolaires dans le traitement des problématiques d’“Éducations à”.

Les formations aux pensées: qu’en penser? Les pensées mathématique, scientifique, technologique et historienne : du générique au spécifique (axe 1)
Responsable : Mathieu Gagnon (Université de Sherbrooke)
Participant·e·s : Patrick Roy, Yves Schubnel, Abdelkrim Hasni, Fatima Bousadra, Sabrina Moisan (Université de Sherbrooke)
Financement : HEP|PH FR et institutions partenaires
Période :2016-2019

Les curriculums actuels centrés sur une approche par compétences mettent de l’avant l’importance de développer chez les élèves divers types, formes ou modes de pensée dans la cadre des apprentissages disciplinaires. Au Québec, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MEESR) affirme clairement que « privilégier les compétences, c’est inviter à un établir un rapport différent aux savoirs et à se recentrer sur la formation de la pensée » (MÉQ, 2001, p. 4). En Suisse, le domaine Mathématique et Sciences de la nature du Plan d’études romand « en cohérence avec les finalités et objectifs de l’école publique, mobilise et développe des méthodes de pensée et d’action tout autant qu’un ensemble de concepts, de notions et d’outils. » (CIIP, 2010, p. 7). Une analyse sommaire des curriculums du Québec et de la Suisse montre que le terme « pensée » réfère à des objets forts variés et que ces curriculums sont très peu explicites sur la question de la formation à la (ou aux) pensée(s). Cette recherche vise à construire une réflexion d’ordre épistémologique sur l’acte de penser dans ses dimensions dites générique (ex.: pensée créatrice, pensée critique, etc.) et spécifique (ex.: pensée algébrique, pensée environnementale, etc.) au sein de quatre disciplines scolaires : les mathématiques, les sciences, les technologies et l’histoire. Les contributions réalisées par les différents collaborateurs de ce projet feront l’objet d’un numéro thématique dirigé par le Pr. Mathieu Gagnon en 2019.